Moonfish | Outils de modélisation pour la gestion durable des ressources halieutiques en Corse
WorkPackages  |
WP3 : Modélisation Bio-Ecologique

Structures impliquées : Univ Corse, OEC, STARESO

L’objectif de cette action transdisciplinaire entre biologiste et informaticiens est ici de formaliser les processus bioécologiques clés gouvernant la dynamique de population et plus largement les relations éco-systémiques sous forme de modèles bioinformatiques permettant de réaliser des simulations numériques. Cette action se base donc à la fois sur les données compilées dans l’action 1 et sur les paramètres et processus biologiques mis en avant dans l’action 2. Deux types d’échelles de modèles seront définis : les modèles micro qui concernent la dynamique de population d’une espèce et les modèles macro qui sont des modèles multi-spécifiques et éco-systémiques. Le travail débutera par une étape de recensement des modèles dans la littérature afin d’utiliser certains modèles existants les plus pertinents par rapport à nos pêcheries et les données dont nous disposons. Ensuite nous structurerons le travail de modélisation de la manière suivante :

  1. Modèles micro : cas d’étude oursin commun et cas d’étude denti: Ce travail se basera sur un travail antérieur majeur mené par l’Université de Corse via sa plateforme Stella Mare sur ces deux espèces d’intérêt que sont l’oursin et le denti au niveau de leurs populations naturelles. Le but est ici de développer pour chacune de ces espèces un modèle de dynamique de population à l’échelle de la Corse en implémentant les données existantes aussi bien sur les stocks, leur exploitation et leur dynamique spatio-temporelle.
  2. Modèles macro (ou structuraux) : modélisation de la ressource multi-spécifiques en Corse. Ce travail se basera sur les séries temporelles de données halieutiques Corses existantes qui permettront d’appréhender l’évolution spatio-temporelle de la ressource. C’est à partir de modèles de dynamique des populations et des données sur l’exploitation de la ressource par la pêche (professionnelle ou récréative) que l’on estime le niveau d’exploitation maximal durable Maximum Sustainable Yield (MSY) qui permettrait de maintenir la biomasse à un niveau nécessaire au renouvellement du stock. L’apport des sciences de l’informatique permettra  d’estimer par simulation inverse mais aussi de prendre en compte dans les simulations des paramètres imprécis ou flous. L’intégration de la pêche récréative dans ce modèle sera aussi réalisé afin d’avoir un outil global sur l’exploitation des ressources et ainsi sur leur gestion durable.
  3. Conceptualisation de réseaux trophiques. Enfin le travail visera à conceptualiser les réseaux trophiques côtiers existants sur le littoral Corse à travers l’identification des différents compartiments de la chaine alimentaire. Ce dernier item n’a pas une vocation opérationnelle directement pour intégration dans les modèles mais vise plutôt à pouvoir faire évoluer le modèle macro- multi-spécifique vers un modèle éco-sytémiques prenant en compte les relations trophiques dans le futur.
Page mise à jour le 28/06/2017 par PAUL-ANTOINE BISGAMBIGLIA